
Ce lundi, coup de chaleur sur le conseil communal. L’ altération de la conscience et les propos délirants de certains le confirment.
Illustration : la commune a reçu une dotation de 93 000 euros pour végétaliser le centre de Hamme-Mille. Par les temps qui courent et la densité galopante en centralité villageoise, chacun doit pouvoir voir de chez lui 3 arbres. Comme le vieux centre d’Hamme-Mille et, en particulier, le quartier du Vieux Chemin de Louvain en est la partie la plus dense, il faut y imaginer une végétalisation, même si, de mémoire, d’un côté, il y a une zone verte. Comment végétaliser ? On n’en sait rien ! C’est une affaire de spécialistes. Le hic dans l’histoire, c’est que, dans ce quartier, se trouve le Marais de la Chaussée, 4 ha de zone verte, menacé par le projet immobilier Tamet/Equilis en décalage total avec les enjeux du XXIème siècle.
71 arbres vont y être abattus dont 4 imposants le long de la chaussée de Louvain et la zone naturelle, défrichée ! Malgré tous les services rendus gratuitement à la collectivité : gestion des crues, infiltration de l’eau dans un sol vivant, et rétention de puits de carbone. Tout cela on ne vous le dit pas car le projet Tamet voisin, recouvert d’un écran de fumée, n’est pas concerné. La végétalisation ne vise que le bâti existant.
Parlons-en des 71 arbres qu’il est prévu d’abattre !
Pour la réalisation du projet, 7 abattages d’arbres de circonférence supérieure à 150cm visibles depuis l’espace public seront nécessaires. 27 abattages concernent les arbres de circonférence supérieure à 150cm non visibles depuis l’espace public. Enfin, 37 abattages d’arbres de circonférence inférieure à 150cm seront également effectués. Au total, le projet nécessite 71 abattages. (Annexe 7 du dossier d’urbanisme).
Bien sûr, on replante, … des plants de jardinerie : 60 nouveaux arbres sont prévus dans les nouveaux aménagements ; en bordure de voirie afin de structurer l’espace et de créer de l’ombre, et dans les espaces d’immersion temporaire pour fixer les berges avec leurs racines, ainsi qu’absorber une partie des eaux de pluie. Outre les avantages pour l’homme, les nouveaux arbres servent d’arbis (sic) et de garde-manger pour la faune. (Annexe 7 du dossier d’urbanisme).
Mais combien de temps faudra-t-il pour récupérer les bénéfices des arbres matures abattus ? 15, 30, 50 ans ? Et le CO2 mis sous scellé par ces mêmes arbres, on en fait quoi ? Les autorités politiques communale, régionale ne sont-elles pas responsables de la santé, la sécurité collective, … ?

Un petit mot sur le plan d’abattage et de défrichage de la zone :
Les opérations de déboisement se feront de manière centripète (d’un côté vers le centre) à partir du sud pour permettre à la petite faune terrestre de fuir et de se réfugier dans la zone du projet qui ne sera pas détruite (= zone nord-est). Lors de la phase de chantier, les espèces vivant sur le site déserteront leur territoire … (Etude d’Incidences sur l’Environnement, p. 164).
Bref, l’avenir s’annonce très chahuté !


