Lors du Conseil Communal du 27 janvier 2025, à l’aube d’une nouvelle mandature, notre bourgmestre, Carole Ghiot, a rendu publique la Déclaration de Politique Communale (DPC).
Parmi les 10 priorités mises en avant, la protection de l’environnement.
En particulier :
- Poursuite du Plan Communal de Développement de la Nature / Biodiversité
- Amplification du maillage écologique local en concertation avec les initiatives et les planifications de la Wallonie, de la Province et du Parc National des Forêts du Brabant ayant pour fil conducteur les trames verte, bleue et noire
- Plan de végétalisation des quartiers à Hamme-Mille, centralité au Schéma de Développement du Territoire, le long et aux alentours des chaussées
Au cœur de la centralité de Hamme-Mille, le maillage écologique local serait cruellement mis à mal par le projet Equilis : la structure écologique principale (= rôle important en tant que zone de relais écologique) de ce Site de Grand Intérêt Biologique (S.G.I.B.) éclaterait si ce projet devait sortir de terre en désintégrant ce relais essentiel, notamment vers la Forêt de Meerdael toute proche. De nombreux habitats naturels qui y ont été identifiés disparaîtraient.
Les grands arbres le long de la chaussée de Louvain seraient abattus pour la mise en œuvre du projet et remplacés par un contexte arboré ou filtre visuel qui aurait bien du mal à camoufler les 18 m de hauteur des 5 immeubles qui s’érigeraient sur une zone polluée et inondable (nonobstant le projet de deux vastes parkings souterrains !). Sans compter la septantaine d’autres arbres abattus !
Le plan de végétalisation à Hamme-Mille, le long et aux alentours des chaussées, tel qu’évoqué dans la DPC, n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois …
Au cœur de la centralité de Hamme-Mille, 6 ha de zones vertes sont menacés d’urbanisation, soit plus de 10% de la superficie du centre de Hamme, hors domaine de Valduc (source Equilis). Et parmi ces 6 ha, plus de 1, 50 ha d’habitat d’intérêt communautaire prioritaire dont la protection est prioritaire en Europe et pour lequel la Région wallonne a une obligation de maintien en bon état de conservation.
Qu’attendent nos autorités politiques et en particulier, la Bourgmestre, responsable de l’aménagement du territoire, la Première Echevine, responsable de l’environnement, l’Echevin de l’adaptation climatique, l’Echevin de la mobilité et de la lutte contre les inondations, et l’ensemble du Conseil communal pour enfin poser un geste fort en faveur de l’environnement conforme aux priorités précitées, et s’opposer aux projets immobiliers peu respectueux de la réalité du terrain ?
Nous aimerions une réaction circonstanciée de la part de nos autorités communales !
